3 concerts

Le Belvédère, Le Saint-Louis Festival et La Balsamine. Voici les trois dates que nous avons faites durant le mois d’avril 2017. Ce fut un réel plaisir pour nous de remonter sur les planches. Plus que de bons souvenirs, cela nous a prouvé, à notre grande surprise, que ce lien qui nous a unis il y a vingt ans était toujours là, aussi solide qu’avant. On s’est rendu compte que rien n’avait bougé, que ces émotions que nous avions partagées, étaient restées intactes au fond de nous.

Au début, on s’est réuni sans trop savoir pourquoi. On s’est rendu compte qu’à quatre, ce serait difficile. Et un cadeau du ciel nous est tombé dessus. Le frère de Sarah (Thomas) s’est joint à nous et son enthousiasme débordant nous a emmenés plus loin qu’on ne le pensait. On était à nouveau un groupe, et pas une bande de potes qui se retrouvaient après vingt ans. Au fur et à mesure, les émotions réapparaissaient, tout est revenu. On a voulu prendre soin de nos morceaux écrits il y a plus de 20 ans. Il est vrai qu’on les a laissés couchés dans la poussière trop longtemps. On a voulu leur donner de la lumière, ils en avaient besoin. On leur a soufflé dessus pour les ranimer.

Maintenant, on laisse la porte ouverte…

Et puis, rien ne vaut l’article de Thierry DUPIÈREUX

C’est un des retours les plus improbables sur la scène namuroise. La Vierge du Chancelier Rolin, poussée dans le dos par quelques fans des années 90, reprend du service. La première prestation, ce sera au Saint Louis Festival ce samedi. En attendant, un premier test grandeur nature s’est déroulé en privé, hier, en tout petit comité. Nous y étions pour vous.

On ne le cache pas, ce dimanche lorsqu’on s’est rendu à ce concert privé, on n’en menait pas large. Les come-back en musique, après 20 ans d’absence, ce n’est pas toujours particulièrement glorieux. Parfois, c’est poussif et vain. Parfois, même, pathétique.

Heureusement, avec la Vierge du Chancelier Rolin, rien de tout cela. Et si la prestation au Saint Louis Festival est à l’image de ce qu’on a pu voir hier, ce sera du pur bonheur pour les spectateurs. Car la Vierge en 2017, elle pète la forme.

Les références majeures sont toujours là (And Also The Trees, Legendary Pink Dots, Collection D’Arnell-Andrea), mais l’univers musical s’est renforcé, comme s’il avait pris de la maturité malgré les 20 ans d’inactivité. Hier, la prestation se déroulait au terme d’une «résidence» de deux jours au Belvédère. Une mise en commun bénéfique et salutaire à en croire ceux qui encadrent cette réapparition de la Vierge.

Une Vierge 2.0

Bien sûr, sur scène l’équipe n’est pas au complet. Jean-Philippe et Thibaud ne sont pas de la partie. Pour renforcer le groupe, Thomas, le frère de la violoniste, Sarah Turine (ancienne co-présidente d’Écolo et échevine de Molenbeek) est venu rejoindre le projet. Cette arrivée n’est pas sans conséquence.

Aux claviers, Thomas amène des touches électroniques qui modernisent le son de la Vierge. On ne va pas tout déflorer, mais certains morceaux s’offrent ainsi musicalement une nouvelle vie et confèrent une belle pertinence à ce retour.

Pour le reste, on ne peut que conseiller d’aller jeter une oreille curieuse, vendredi, au Saint Louis Festival pour ce moment inespéré de la saison culturelle 2017. Le plus intéressant dans l’histoire, c’est qu’après le set, on n’a pas la sensation d’avoir cédé à une démarche nostalgique un peu coupable, non on a tout simplement le sentiment d’avoir assister à un excellent concert.

© Thierry Dupièreux (Article et photographies)

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